Hôpital : l'erreur est humaine, persévérer dans l'erreur est criminel.
La vérité et la justice animent le cœur des hommes.
Le besoin de vérité préexiste et prévaut sur le besoin de justice. Dans le domaine de l’erreur, médicale par exemple, la victime a, avant tout, besoin que l’erreur soit reconnue. Lorsque c’est le cas, sincèrement de la part de celui qui en est l’auteur, la justice n’est pas toujours appelée pour réparer ; la reconnaissance suffit parfois à la victime pour entamer son deuil et son processus de réparation.
La reconnaissance de ses erreurs est un signe de grandeur et de maturité ; elle appelle aussi à l’identification à son altérité (chacun de nous peut faire une erreur) et favorise le possible pardon.
« C’est d’être mauvais et injuste qui vous met à terre, c’est d’être bon et juste qui vous grandit ! »
(Sophie Rostopchine, Comtesse de Ségur, La fortune de Gaspard, 1866).